La Pucelle
roman
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Aux environs de Paris, le collège de Valvert, surnommé le Château en raison de son parc, de ses pavillons et de ses bois, a pour pensionnaires de " braves garçons " plus ou moins abandonnés par leurs familles -des gens riches ou ruinés, instables, cosmopolites, suspects. Ils y poursuivent leurs études en nouant des amitiés, soit entre eux, soit avec leurs professeurs tout aussi pittoresques. Puis la vie les disperse. Vingt ans passent. Grâce à sa mémoire en pointe sèche et à sa curiosité, le narrateur -qui est peut-être Modiano lui-même- recompose l'atmosphère ancienne tout en menant une sorte d'enquête sur ce que le temps a pu faire de ses anciens camarades. Ces souvenirs rejoignent sans cesse le présent, au fil d'une réalité faite de rêve et de nostalgie.
Après avoir abjuré la religion réformée - "Paris vaut bien une messe..." - Henri IV est follement acclamé à son arrivée dans la capitale, en 1594. L'attend une rude tâche : redresser un royaume en ruines, lui redonner une unité politique, mettre un terme aux passions religieuses - d'où l'Edit de Nantes (1598), et relancer l'économie. Heureusement, Henri s'est entouré de grandes personnalités, dont Sully, pour que Paris et la France entrent dans ce nouveau siècle avec un visage neuf. Sur ses monnaies, il figure en Hercule : il est Henricus Magnus. Grand roi, en effet, qui gagne et l'amour du peuple réconcilié... et l'amour des dames. Amant passionné de Gabrielle d'Estrées, d'Henriette d'Entragues, la politique et l'intérêt lui imposent comme reine Marie de Médicis, "la grosse banquière florentine", qui sera la mère de Louis XIII. Et ce n'est pas fini : à cinquante-sept ans, il s'éprend à la folie d'une adolescente de seize ans, Charlotte de Montmorency, pour laquelle il s'apprêtait à mettre le feu à l'Europe lorsque, le 14 mai 1610, il tombe sous les coups de Ravaillac... Pour donner vie à cette histoire devenue légende, Michel Peyramaure a déployé tous ses talents de "metteur en scène", son art du portrait et de l'action. On a dit qu'Alexandre Dumas avait donné le goût de l'Histoire aux Français, Michel Peyramaure continue...
Huguenot, mais prince du sang, Henri de Navarre, "retenu" au Louvre, a échappé au -massacre de la Saint-Barthélemy. Au Louvre, en résidence surveillée, il demeurera encore quatre ans, entre sa jeune épouse la reine Margot, la reine mère Catherine de Médicis et le roi, Charles IX puis Henri III. En 1576, enfin il s'évade. Il a vingt-trois ans. Pendant dix-huit longues années encore, il va errer et guerroyer à travers la France pour défendre ses frères en religion et tenter d'abattre les catholiques ultras de la Ligue qui tiennent Paris. Il est roi de France depuis l'assassinat d'Henri III, mais Paris lui échappe, qu'il assiège, qu'il affame. Il n'y entrera qu'en 1594, ayant abjuré le protestantisme, pour donner enfin la paix au royaume. Mais que de combats, que de reculs, que d'assauts - c'est à Ivry, du cœur de la bataille, qu'il lance : "Ralliez-vous à mon panache blanc" - avant la victoire ! Que de trahisons et d'assassinats, de misère et de gloire ! Et, lorsqu'on est un Béarnais ardent en toutes choses, que de fêtes et de ripailles, que de femmes ! Femmes de rencontre et femmes de longue passion : l'insaisissable Margot, la folle et sage Corisande... "C'était un temps déraisonnable"... Il fallait bien la plume de Michel Peyramaure pour lui redonner vie, autour de son héros.
Etre femme ? Comment vivre en femme sur la planète des hommes ? À chaque époque sa réponse. Mais toujours le même présupposé: ce sexe-là est le faible, le " deuxième ", l'inférieur, le subordonné. Y eut-il un temps béni où une nature féminine se serait exprimée en toute liberté ? Comment nos lointaines grand-mères vivaient-elles leurs amours et leurs maternités ? Quand les hommes ont-ils voulu contrôler le ventre de leurs compagnes ? Comment, au fil des siècles, les femmes traversaient-elles l'enfance, l'adolescence, la maturité, la vieillesse ? Quel regard a-t-on porté sur elles ? Où en sommes-nous maintenant, à l'heure paradoxale des fécondations assistées et des crimes dits " d'honneur " ? Voici donc le grand roman des femmes. Dans un dialogue audacieux qui fait tomber nombre d'idées reçues, quatre femmes d'exception racontent, sans jargon ni tabous, l'histoire de la condition féminine. Ce qu'elles révèlent ici, c'est ce combat inouï contre l'ordre - moral, social et sexuel - imposé par des générations de monarques, prêtres, pères, maris, une longue marche qui est loin d'être terminée. Aujourd'hui, dans la société, la famille, le couple, l'intimité du lit, sommes-nous aussi dégagés des vieux préjugés que nous le prétendons ?
1789-1799
des origines à la chute de l'Empire
La vie publique, la société, la religion, la guerre, la vie économique, la vie privée, la vie intellectuelle, Rome et le monde extérieur.
1787-1792
10 août 1792-9 thermidor an II
1871-1898
Depuis 5 000 ans, les nommes écrivent ! Et certaines lettres, par leur autorité, leur audace, leur originalité, ont changé l'Histoire. Celle de Louis XVI convoquant les États généraux à Versailles, d'où jaillit la Révolution française, ou le l'accuse! d'Émile Zola comptent parmi les plus célèbres. Mais Christian Bouyer en rappelle d'autres qui, tout en étant confinées à la sphère de la vie privée ou ayant appartenu à l'histoire de la littérature, restent capitales pour mieux nous faire comprendre un événement, une époque, une personnalité. Voici douze lettres palpitantes pour revivre de grands moments de l'Histoire.
Jacques Necker, Suzanne Necker et Germaine de Staël
" Tous trois à genoux, en constante adoration les uns des autres. " Ainsi Napoléon Ier a-t-il décrit Jacques et Suzanne Necker et leur fille Germaine, les yeux évidemment fixés sur cette insupportable Madame de Staël qu'il poursuivit de sa haine. Celle-ci a revendiqué hautement cette " adoration familiale " : " Je laisserai donc dire à qui se plaira dans cette observation bien gaie à côté de la mort que nous sommes une famille qui nous louons les uns les autres. Oui, nous nous sommes aimés, nous avons eu besoin de le dire, et, dédaignant de jamais repousser les attaques de nos ennemis, de faire usage de notre talent contre eux, nous leur- avons opposé un ferme sentiment d'élévation et de fierté. " " Singulière famille que la nôtre ", assurait de soit côté Jacques Necker, et sa fille ajoutait : " Singulière peut-être, mais qu'il lui soit permis de rester telle ; la foule ne se presse pas dans la voie qu'elle a choisie. " C'est cette fière famille que ce livre évoque. Jacques Necker, trois fois ministre de Louis XVI - et deux fois congédié - idolâtré par les Français en Juillet 1789 parce qu'il leur semblait le symbole de la liberté, est entré dans l'histoire, exalté par les uns, vilipendé par les autres. Sa femme Suzanne, qui tint avant la Révolution un salon très influent et fonda l'hôpital qui porte toujours son nom, fut une épouse dévouée corps et âme à l'homme qu'elle adorait, et la mère trop rigide d'une fille trop douée. Quant à Germaine, elle a conquis la gloire par son œuvre littéraire, par ses amours, par son courage, par cet exaltation du cœur et de l'esprit dont elle demeure un extraordinaire exemple. Tous trois, ils ont vécu la plume à la main. Tous trois ont eu le culte de la vertu, même s'ils ne l'ont pas toujours vue de la même façon. Tous trois ont aimé Dieu, l'amour, l'amitié, la liberté - qui ne devait, pour eux, jamais se séparer de la modération - et encore la mélancolie et le désespoir et aussi toutes les images de la mort. Tous trois se prêtèrent mutuellement du génie. Tous trois, ils ont rêvé d'incarner la noblesse de l'âme et la grandeur de l'esprit.
le XVIIIe siècle : anthologie des mémorialistes du XVIIIe siècle
Du siècle des Lumières si souvent visité, il restait une image audacieuse à donner : laisser parler les témoins. C'est ce qu'ont entrepris Arnaud de Maurepas et Florent Brayard en accompagnant des auteurs oubliés ou méconnus vers de nouveaux lecteurs pour leur permettre, mieux et plus fort que jamais, de faire entendre leur voix. Voix singulières et variées : Mercier, Saint-Simon, Morellet, d'Argenson, et d'autres issues de toutes catégories sociales et de tous les âges, Brancas, Ligne, Vigée-Lebrun, Wille. Chacun a un style, une manière de raconter, des préoccupations et des sentiments divers. Tous ensemble nous sommes conviés à un véritable enchantement où l'humour, le sens de la beauté ou celui de l'anecdote, la profondeur des réflexions et le sentiment du tragique, parfois, attisent tour à tour l'attention ou comblent les sens. Tout est raconté de ces choses qui ont fait le caractère d'une époque : des perruques toujours plus hautes aux intrigues de la Cour, de l'attentat de Damiens au sacre de Louis XVI. Assortie de notices biographiques, d'un index et d'introductions, la présente anthologie promet à ses lecteurs de vrais bonheurs à la mesure de la grande diversité des textes présentés. De telles promesses sont parfois illusoires : elles ne peuvent ici qu'être exaucées. GUY SCHOELLER
Après le tumulte des campagnes césariennes, la Gaule s'apaise. Quelques textes antiques jettent des lueurs sur les trois siècles de paix qui suivent la conquête. Mais c'est surtout par l'archéologie que se révèle une civilisation originale et inventive : celle de la Gaule romaine. De l'outil de fer à la statue, du vase en terre au pont du Gard, les vestiges sont innombrables et tous chargés d'histoire.
Aujourd'hui, dans le langage courant, un mythe désigne une chose incroyable ou irréelle. Pour les Anciens, ce terme avait une signification objective, dynamique, en rapport direct avec la réalité ! A l'origine, tous les mythes avaient pour objet de fournir une explication plausible aux phénomènes naturels et cosmiques : cycle des saisons, du jour et de la nuit, de la végétation, de la vie et de la mort, événements historiques. Mais qu'elle soit égyptienne, grecque, romaine, indienne, nordique... la mythologie a également rempli une fonction morale, didactique et initiatique pendant des millénaires. Ce dictionnaire reprend tous les mythes et héros mythologiques en les replaçant dans leur histoire. Il est aussi bien une source de références qu'un livre à lire, ou encore un guide explicatif des comportements humains, sur lesquels le temps n'a pas d'influence !
Cromwell est synonyme d'énigme. Comment s'explique son triomphe ? Rien ne prédestinait le gentleman de l'Est de l'Angleterre à se hisser jusqu'au faîte de l'Etat. De sa naissance en 1599 à sa mort en 1658, Cromwell accomplit le plus étonnant des périples à la faveur de la révolution. Jusqu'à quarante ans il demeure pratiquement obscur, puis entreprend une gigantesque ascension, scandée par les victoires militaires et les hardiesses politiques. Son destin, où il lit le dessein de Dieu pour son peuple, offre un raccourci saisissant des îles Britanniques de son temps. Tout à tour gentleman farmer, parlementaire, soldat, général et lord Protector, Cromwell a incarné les idées les plus contradictoires. La révolution anglaise, à la fois conservatrice et libertaire, n'a-t-elle pas hésité en permanence entre démocratie et oligarchie, république et monarchie, avant de se figer dans un Protectorat qui renoue subrepticement - presque honteusement - avec les fastes de la royauté ? Cromwell pourtant a décliné la couronne. C'est sans doute Victor-Hugo qui a le mieux compris le pesonnage. Du moins a-t-il perçu à travers lui que la politique et l'histoire relevaient elles aussi de la métaphysique.
écrivains, journalistes, orateurs et poètes, de la Bastille à Waterloo
Avant de couper des têtes, la Révolution les a bourrées de papier. Les bouches s'ouvrent, les feuilles se noircissent, les esprits s'exaltent. Du grand désordre de 1789 à l'ordre impérial, toutes les formes d'expression redessinent le paysage littéraire. Les frères Chénier -l'homme de théâtre et le journaliste poète- Sade, Restif de la Bretonne, Rivarol et Chamfort, Chateaubriand, Madame de Staël, Napoléon lui-même... tous écrivent, tous repensent le monde qui est devenu le nôtre.
Marie Curie et Bronia Dluska, deux destins qui ont fait l'histoire
Sans sa soeur aînée Bronia, Marie Curie serait restée gouvernante d'enfants. Elle n'aurait jamais gagné Paris pour s'inscrire à la Sorbonne, ni épousé Pierre Curie, sans doute pas découvert la radioactivité et encore moins obtenu deux prix Nobel. Sans Marie, Bronia Dluska ne serait pas devenue l'une des premières femmes médecins, elle n'aurait pas ouvert le meilleur sanatorium de Pologne ni dévoué autant d'énergie à ses engagements, côtoyant les esprits les plus brillants de son temps. Entre la Pologne et Paris, de 1865 à 1939, les deux femmes ont tout partagé, ambitions professionnelles, douleurs de l'histoire, joies et drames privés. Toujours présentes l'une pour l'autre, leur relation hors du commun est une formidable leçon de vie. Travailleuses acharnées, Bronia et Marie étaient intimement convaincues que le progrès scientifique apporterait le bonheur à leurs semblables. Mais pour elles la famille passait avant tout. C'est le portrait croisé de ces pionnières, aux destins indissociables, que raconte Natacha Henry pour la première fois.
1940-1944
À l'aube de la commune de Paris, le cadavre d'une femme, serrant dans sa main un œil de verre portant le numéro 13, est découvert dans la Seine. Les polices secrètes mènent l'enquête... Dans cette atmosphère, Grondin a fait 20 ans de bagne et cherche celui dont il croit avoir endossé le crime...
A travers une abondante iconographie, retrace la Chine du XXe siècle, pas à pas, depuis l'écroulement de la dernière dynastie impériale en 1912 jusqu'à nos jours.
un marin breton à la conquête des Terres Australes
Le vase de Soissons, l'Affaire des Poisons, la malédiction des Templiers... Derrière ces images d'Épinal, retrouvez en un récit passionnant l'histoire des plus grands rois et empereurs de France, de Clovis à Napoléon III. Complots, intrigues et rivalités de Cour peuplent cet ouvrage qui vous invite au coeur du pouvoir. Mais de l'austérité de Saint Louis au goût pour les femmes d'Henri IV, en passant par les obsessions de Louis XI ou les colères de François Ier plongez dans l'intimité de chacun d'eux, découvrez leur caractère et l'influence qu'il a pu avoir sur leur action politique. 350 illustrations et plus d'une vingtaine de fac-similés, parmi lesquels : le testament de Philippe Auguste, une lettre de Tamerlan à Charles VI, un dessin de Louis XIII enfant, le journal de Louis XVI, le rapport d'autopsie de Napoléon...
elle inventa nos rêves
peintre de la Révolution française
A History in 100 Stories
There has been no shortage of heroic stories over the course of the Anzac Centenary- stories of courage and sacrifice, fortitude and endurance, mateship and resolve. But a hundred years on, there is a need for other stories as well - the stories too often marginalised in favour of nation-building narratives. World War One- a history in 100 storiesremembers not just the men and women who lost their lives during the battles of WWI, but those who returned home as well- the gassed, the crippled, the insane - all those irreparably damaged by war. Drawn from a unique collection of sources, including repatriation files, these heartbreaking and deeply personal stories reveal a broken and suffering generation - gentle men driven to violence, mothers sent insane with grief, the hopelessness of rehabilitation and the quiet, pervasive sadness of loss. They also retrieve a fragile kind of courage from the pain and devastation of a conflict that changed the world. This is an unflinching and remarkable social history. It is an act of remembering in the face of forgetting. Telling the truth about war requires its own kind of courage.
l'Occident à la conquête du Moyen-Orient, 1979-2005
Harkis 1962-2012 Les Mythes et les Faits
un portrait de Jean-Sébastien Bach
Le geant de la revolution